Il y a des degrés
dans la dépendance. Si le buveur ne cache pas
ses habitudes, on ne se presse pas de lui faire un diagnostic.
On lui propose de faire un essai comme à Toronto :
Commencer par deux
semaines de vie hors alcool, au cours desquelles aucun
signe de létat de manque ne doit apparaître.
Sinon, la modération ne sera plus jamais à
portée.
Être capable de sabstenir trois jours
par semaine.
Pas plus de seize verres par semaine pour un homme
et douze pour une femme.
Pas plus de quatre verres (de 125 ml, pour le vin)
dans une journée. Pour une femme, pas plus de trois.
Dans ce cadre, pas plus dun verre par heure.
Ne jamais boire seul.
Ne jamais boire pour noyer un chagrin.
Ne jamais utiliser lalcool comme médicament
(les trois clignotants rouges).
Si cet essai échoue,
jai proposé un schéma de conversation
avec le malade de l'alcool dans mon livre de 1996 et Drogues,
alcool : en parler en famille.
Jy ai encore réussi plus de quinze ans plus
tard.
La vérité ou
tourner autour du pot, faire peur, sescrimer à
arracher laveu.
Tourner autour du pot : redoutant
dêtre mal reçu, voudriez-vous gagner
très progressivement la confiance de
lintéressé ? Temps perdu : vous
risquez plutôt damasser de lhostilité.
Il existe des marqueurs, par exemple le dosage
de léthylglycuronide dans les cheveux (Kharbouche).
Cela permet de confondre le buveur, mais pas d'entrer dans
une alliance thérapeutique.
Faire peur au malade, à
propos de sa santé, son emploi, son couple et de
léventualité, très redoutée,
de se voir retirer ses enfants ? Le pronostic est en effet
très grave, mais les menaces sont vouées
à léchec, puisque la terreur et le
désespoir sont déjà quotidiens dans
langoisse du matin. Déjà, lemployeur
et le gendarme ont joué leur rôle en annonçant
les conséquences du comportement. Vous ne voudriez
pas en rajouter !
La relation affective ne
sétablira que dans la vérité,
mais ce nest surtout pas la vérité sur
les consommations quil faut viser en premier lieu
comme en Amérique. Nessayez pas de faire avouer
au malade combien il boit, de contredire ses mensonges,
davoir lair de douter de ses paroles. Bref,
nessayez pas darracher le masque : cela
ferait trop mal.
Sautons à pieds
joints par-dessus tout ce liquide, pour aller droit au
solide.
Le solide, la base solide sur laquelle construire la relation
affective, cest évidemment la souffrance.
Cette souffrance est à fleur de peau. Sil
parle, cest pour se plaindre de tout et de rien.
Ces plaintes sont à côté de
la plaque.
Langoisse du manque
matinal est habituellement terrible, une angoisse de
mort. Le malade nen parle jamais spontanément.
Ce sera la clé de la conversation.
Cest le matin, au plus près du réveil,
quil faut établir le contact : au plus
près de la souffrance du manque, au plus loin des
alcoolisations réitérées qui embrumeraient
lentretien.
« Est-ce
que vous avez souffert de dépression ? »
est la question clef. Elle a toujours été
acceptée. On na pas besoin dêtre
médecin pour la poser.
Je dis que je suis frappé de la fréquence
des personnes qui ont eu des dépressions (environ
une sur cinq) et qui n'en parlent jamais. Pourtant, si
je dis calmement : « Est-ce que vous avez
souffert de dépression ? »,
la personne me le confie sans réticence.
Après un silence,
j'ajoute que la dépression est une maladie à
rechutes, mais qui se soigne bien. « C'est bien
dommage qu'on en parle trop peu. » Puis « De
temps en temps, j'ai eu l'impression que vous aussi, vous
avez peut-être souffert de dépression. »
Il y a plusieurs
ressemblances entre la dépression et les signes de
la dépendance : langoisse dès le
réveil, le désespoir den sortir, la
honte, la perte des émotions positives. Vous avez
les meilleures chances pour que lalcoolo-dépendant
savoue actuellement déprimé. Alors,
demandez sans crainte sil rumine des idées
de suicide, sachant que cette question n'a jamais suicidé
personne..
S'il ne se déclare
pas dépressif, je remets la conversation sur ses
diverses plaintes et tout à coup: « Au
fond, est-ce que vous nêtes pas un angoissé
de nature, et davantage le matin ? » Cest
parfois vrai : certains étaient anxieux, sans être
vraiment déprimés, dès avant le début
de leur carrière buveuse.
Vous vous intéressez aussi aux éventuels cauchemars.
Dépression ou angoisse,
cest lhoraire matinal qui dénote le
manque dalcool. Après un long échange :
« Si cette horreur marrivait à
moi, je me demande si je nirais pas boire deux ou
trois verres pour calmer ça. » Là-dessus,
long silence.
Cest comme une bonde
qui souvre. Il a vu que jai vu. Si la relation
affective est forte, lentretien va se poursuivre dans
la vérité. Au fond, il ne demande pas mieux
que dêtre tiré de là, une fois
tombé le masque. L'entretien continue comme un slalom,
le slalom de compassion et d'espoir :
Le slalom de la
compassion et de lespoir
La compassion initiale
Compassion pour la dépendance, avec les signes matinaux
du manque, calmés par lalcool (angoisse, tremblement,
sueurs, parfois nausées et vomissements).
Vous mettez tout votre cur à compatir... « Jai
beau en avoir vu, cela me met sens dessus dessous de trouver
une personne dans cet état. »
La première
injection despoir
Vous expliquez quil
sagit dune maladie ; et quune
maladie, ça se soigne pour guérir. Alors quil
était incapable de simaginer malade, cette
révélation libère le malade de son
excès de culpabilité, sans le déresponsabiliser.
« Jai
vu des personnes aussi malades que vous, et peut-être
davantage, qui se sont superbement rétablis. Seriez-vous
content de rencontrer une personne rétablie ? »
Dans son désespoir, cette idée de pouvoir
en sortir est comme un électrochoc.
Injecter l'espoir, c'est
encore valoriser ses réussites. Des efforts pour
diminuer moins ? Avec quels résultats ?
Essayé d'arrêter ? Tenu combien de jours ?
Espoir :
retrouver les amitiés, lamour, la confiance
en soi-même et en autrui, et la libération
de lesclavage actuel.
Une journée
de rumination peut lui faire désirer dautant
plus vous revoir un autre matin.
Compatir à nouveau plutôt que lutter
Allant droit à la
souffrance, je ne pose aucune question sur les consommations.
Le tonnage absorbé mintéresse devant
une cirrhose, mais pas devant une dépendance. De
toute façon, il me révélera ce tonnage
de lui-même plus tard, et alors sans mentir. Le masque
de fer tombera tout seul.
Patiemment, vous revenez
à la question-clef : « Vous, daprès
votre expérience, quest-ce qui pourrait réussir :
diminuer, ou stopper ? » La vérité
vient par bribes : léchec des innombrables
tentatives pour se modérer ; parfois les rechutes
après les tentatives dabstinence. Quand le
sujet ne se fait pas de cinéma, il se sait incapable
de modération. Autrement dit, il serait faux de
convenir quil boit trop, parce que la
conclusion serait quil boive moins.
« Je marrêterai
quand je voudrai. » Ce mensonge, quils
répètent tous, est la pure vérité.
Cest vrai, il ne sarrêtera que quand il
le voudra, de toutes ses forces. Il faudra que ça
vienne de lui. Le mensonge, cest de cacher le nombre
de fois où il a essayé de vouloir et piteusement
échoué. Une rétablie ma dit :
« On se ment à soi-même. »
Une autre : « Mon orgueil était délirant. »
Vous admettez la pure vérité sans relever
le mensonge, mais vous compatissez aux expériences
déchecs.
Je lui fait
remarquer que le plaisir à boire et après
boire a disparu depuis longtemps. Il ne buvait plus que
pour se sentir moins mal.
Compatir pour son humiliation, son désespoir d'en
sortir.
À ce
stade, il aurait été maladroit de prôner
labstinence à perpétuité. Comme
celui qui se noie et qui se débat contre son sauveteur,
il lutterait pour éviter cet effort fantastique. Le
malade a même raison, puisquil narrive pas
à fonctionner sans alcool. Il répondrait :
« Vous voulez me tuer ! » Votre
terrain d'entente est qu'il se passe d'alcool seulement pendant
24 heures.
Lespoir à nouveau
: mais dans leffort et dans laide
« Cest vrai que vous êtes seul
à pouvoir le faire, mais pas tout seul. »
Rencontrer un
buveur rétabli vaut
tous les discours. Vous allez obtenir son accord pour que
vous informiez de sa décision dautres personnes
que ses proches : un buveur rétabli et un médecin
expérimenté. Vous tiendrez ceux-ci au courant :
cest lui-même qui décrochera
son téléphone, le même matin, pour prendre
les deux rendez-vous. Si vous faites ces appels à
sa place, il risque fort de se dérober dès
que vous aurez tourné le dos.
Vous ne lui demandez
aucune promesse qui dépasse ses forces actuelles,
qui sont infimes : cest déjà beaucoup
quil promette darrêter 24 heures,
ou même quelques heures, si grande que soit son
affection pour vous. Demain, ayant réussi,
il renouvellera sa promesse de 24 heures. Lui qui
cachait farouchement ses consommations, il découvre,
à votre contact puis au contact du buveur rétabli,
la joie de sortir du masque et parler de ses souffrances.
Plus tard, il apprendra
qu'il est incapable de modération, à tout
jamais. Il sera averti de la tentation de se remettre à
boire et de quoi faire en cas de faux-pas. On lui annoncera
les joies de rétablir ses amitiés, son amour,
sa liberté et sa confiance en soi-même et en
autrui. On lui demandera s'il est heureux et le dire à
tout le monde. Cela, pour l'aider à tenir son engagement
et pour le bien des buveurs qu'il connaît.
Trouver qui peut
l'aider et vous aider : lignes d'écoute, associations.
C'est un alcoolo-toxicomane,
qui est devant vous. Il est grand fumeur neuf fois
sur dix et menacé de mourir du tabac. 20% abusent
de médicaments, 20% fument du cannabis. Beaucoup
sont encore accrochés au jeu, aux achats compulsifs,
et à des conduites anormales, alimentaires ou sexuelles.
Il faut se poser la question
de troubles psychiques, donc de bénéficier
d'un diagnostic par un psychiatre, ce qui peut
nécessiter des étapes : au CSAPA (Centres
de Soins dAccompagnement et de Prévention
en Addictologie), précédé par le
médecin généraliste, lui-même
précédé par une personne rétablie
de l'alcool qui rendra visite au malade pourvu qu'il en
accepte le principe.
Le rétabli accompagnera le malade, mais c'est celui-ci
qui prendra lui-même son rendez-vous, non sans s'être
montré ambivalent et velléitaire. Il n'aime
pas dans la salle d'attente avec les soulards. Il aimerait
un titre différent.
En attendant de démêler
les troubles psychiques associés à la dépendance
alcoolique, voici les sites ou adresses des principales
associations de buveurs rétablis, dont les dizaines
de milliers de bénévoles s'empressent de témoigner
et d'aider :
Alcool
Assistance-Croix dOr
La Croix
Bleue
Alcooliques
Anonymes
Vie Libre
Amitié
PTT
La
santé d la famille (SNCF)
Fraternité
Saint Jean-Baptiste
Alcool écoute
(auparavant : Joie Santé)
Narcotiques
Anonymes France
Vous-même, vous serez
puissamment aidé par les "groupes d'entourages"
d'Alcool Assistance-Croix
dOr
ou par l'association Al-Anon.
On voit des rétablissements
magnifiques, pourvu que le rétabli reste en lien
avec son thérapeute et avec son groupe d'entraide,
dans lequel il se choisira un confident (Batel). Cette réussite
est possible à domicile, c'est-à-dire en l'absence
d'hospitalisation et elle renforce alors le sentiment d'efficacité
(Batel).
Les critères
du rétablissement se jugent au bout dedouze ou
quinze mois. Ce n'est pas seulement l'abstinence et la joie
d'être libéré qui comptent. C'est avoir
retrouvé les amitiés, lamour, la
confiance en soi-même et en autrui, la communication
avec autrui.
Dans Pubmed
(1) parmi près de 25.000 publications répertoriées
depuis 1991 concernant les malades de lalcool et parmi
plus de 9.000 publications depuis 2001 concernant les malades
dautres drogues, ce que deviennent chez eux les amitiés
et lamour mont paru introuvables. Behaviourisme ?
Sur Google, il est plutôt question de ruptures.
Les associations de buveurs
rétablis se sont exprimées laconiquement
dans leurs manifestes. Alcool Assistance Croix dor :
Lalcoolisme est une maladie physique, psychique,
sociale et spirituelle, mais sans détailler
cette dernière (3). Les Alcooliques Anonymes ne
sont pas plus explicites dans leur 5° étape :
Nous avons avoué à Dieu, à
nous-mêmes et à un autre être humain
la nature exacte de nos torts ; et dans leur
12° et dernière étape : Grâce
à ces étapes, nous avons connu un réveil
spirituel
(4).
Lémission
télévisée Se libérer
de lalcool sur la 2° chaîne
le 29/09/09 réunissait surtout des hommes rétablis
de lalcool. « Ça tue lamour ! »
sest écriée lépouse
de lun deux. Elle a manifesté que
cette perte est dautant plus dévastatrice
quon est plus aimant. Sur le plateau, les rétablis
ne lui ont rien répondu. Se souvenaient-ils d'avoir
été atteints d'une jalousie délirante ?
Toutefois, les
malades de lalcool ne vivent pas constamment dans
la haine. Ils sont les meilleurs des pères
par intermittences.
Lors dun exposé-débat
sur lalcool, une auditrice mavait interpellé :
« Par quoi remplacez-vous lalcool ? »
Javais répliqué : « Madame,
par lamour ! » Après un autre
débat où je lavais raconté,
une jeune femme est venue me dire lors du bain de foule :
« Je suis une rétablie de lalcool.
Il nous faut des tonneaux damour ! »
Les conjoints restés fidèles le disent :
ils apprécient la chaleur affective des rétablis,
plus forte peut-être quavant les alcoolisations
(5, 6).
Sous-estimer les amitiés et lamour serait
méconnaître les raisons de vivre, par exemple
les motifs déclarés pour refuser le suicide.
Dans notre sondage de rue, les deux réponses classées
en tête étaient Il y a au moins quelquun
qui tient à moi et Jaime au moins
quelquun (7). Dans mon enquête Les
suicides évités : grâce à
qui ? par courriels auprès de 15.233 contacts,
les amis et partenaires sentimentaux se sont montrés
plus efficaces que les parents et les professionnels (8).
Tant quil est accroché,
le malade de lalcool ou de drogues illicites se
montre insensible à la souffrance quil
inflige. Sa propre souffrance est létat
de manque. Il a perdu confiance en lui-même à
la suite de ses échecs pour se libérer
(9, 10). Cette humiliation surcompensée explique-t-elle
le déni habituel ?
Les atteintes de la vie relationnelle figurent dans
dautres addictions, comme le jeu pathologique.
Elles font défaut dans le tabagisme, dans plusieurs
addictions sans drogues et bien entendu dans les dépendances
affectives.
Annoncer le rétablissement
psychique au malade de l'alcool
En vue dencourager l'effort et de prévenir
les rechutes, il revient au thérapeute dentretenir
lespoir : le retour des amitiés, de
lamour, de la communication, de la confiance et
de la liberté.
La perte, puis le retour de laptitude de la communication
avec les proches ainsi que le retour de la confiance
en soi et en autrui ont encore été attestés
(9). Quant à la liberté dans labstinence,
je me suis dispensé de définir la liberté
en demandant à une trentaine dabstinents
de trouver eux-mêmes les mots pour décrire
leur vécu (14).
Le caractère subjectif
des critères psychiques nempêche pas
de les suivre en termes quantitatifs, comme on cote une
douleur sur une échelle. Leurs fluctuations peuvent
être cotées de même.
Pour interpréter
les résultats tant psychiques que comportementaux,
il faut attendre au moins douze à quinze mois.
Il faut tenir compte des comorbidités à
propos des échelles de Qualité de
vie (15). Ainsi, le retour de la confiance en
soi-même et en autrui a été attestée,
mais parfois avec hésitation, chez les personnes
qui avaient souffert de dépression ou dautres
troubles psychiques avant leurs alcoolisations (9).
La qualité de vie
peut encore être altérée par lenvironnement
social (15). Citons à ce sujet Winston Churchill,
buveur et fumeur. Exaspérée à la
chambre des Communes, une députée travailliste
lui avait crié : « Si jétais
votre femme, je verserais de larsenic dans votre
café ! » Réponse :
« Madame, si jétais votre mari,
je le boirais ! »
Les objectifs comportementaux
classiques des soins, eux aussi, sont contrariés
par les comorbidités
et par lenvironnement social.
Les rechutes
sont fréquentes et dangereuses si le malade n'a
pas été préparé à téléphoner
à un confident dès le premier verre de la
réalcoolisation.
Le sevrage du tabac
gagne à être débuté en même
temps. Sa réussite influence favorablement la
dépendance à l'alcool.
Références
numérotées dans cette Page
1 - Pubmed http://goo.gl/VtRA
Consulté le 28.03.2012.
2 - Pic A. Le cannabis démasqué. Paris,
Jubilé Hachette 2008.
3 - Alcool Assistance: http://goo.gl/cnDfv Consulté
le 28.03.2012.
4 - Alcooliques Anonymes. Leurs 12 étapes.
http://goo.gl/PxZvA Consulté le 28.03.2012
5 - Besançon F. La famille et les proches. in Communiquer
avec une victime de lalcool. Une prison à
ouvrir. Paris : InterEditions 1996 ; Seconde
édition 1999. p. 87-93.
6 - Besançon F. Rôles du conjoint et
des autres proches. in Drogues, alcool : en parler
en famille. Paris : InterEditions-Dunod 2006. p. 145-153.
7 - Besançon F, Auvillain J, Curtet J.
Motifs déclarés pour refuser le suicide
ou les drogues. Ann Psychiatr 2001 ; 16 : 212-218
et http://goo.gl/ldvyn Consulté le 28.03.2012.
8 - Besançon F: Prevented suicides: thanks
to whom? XXIV World Congress-IASP, Killarney 2007 OR 047
p. 86 ou http://goo.gl/smNHZ Consulté le 28.03.2012
9 - Anonyme. Témoignages. in Les Alcooliques Anonymes,
3° Edition. New York, Alcoholics Anonymous World Services
(in French), 1989. p. 157-325.
10 - Lucien. Le courage de demander pardon. in Lenfant
qui jouait avec la lune. 7° édition. Mulhouse,
Salvator 1990. p. 99-105.
11 - Gorwood P. Comment évaluer laccompagnement
du sujet alcoolodépendant sevré ? Alcoologie
et Addictologie. 2001 ; 23(2) : 348-360.
12 - Kadden RM, Litt MD. Searching for treatment
outcome for use across trials. J Stud Alcohol 2004 :
65(1) : 145-152.
13 - Miller WR, Tonigan JS, Longabaugh R.
The drinker inventory of consequences (DrInC): An instrument
for assessing adverse consequences of alcohol abuse (Test
manual). NIAA project MATCH Monograph series, vol 4, NIH
publication N° 95-3911. Bethesda, MD: Department of
Health and Human services, 1995
14 - Besançon F. The sense of freedom felt
when being abstinent after alcohol dependence. Alcologia.
1996 ; 6 : 35-38.
15 - Foster JH, Powell JE, Marshall EJ,
Peters TJ. Quality of life in alcohol-dependent subjects
- A review. Quality of Life Research. 1999 ; 8 :
255-261.
16 - Besançon F. Drogues : quelles
informations préparer ?
http://goo.gl/sm1DD Consulté le 23.03.2012
|